© Vincent Muteau
Mais qu’est-ce que peut bien faire cet étendoir géant au beau milieu de la ville ? Pas de panique, ce sont les allumés de G. Bistaki qui ont encore frappé ! Ni tout à fait cirque, ni complètement danse, ces quatre-là cultivent depuis longtemps leur propre langage avec un sérieux penchant pour le saugrenu. Après avoir dompté des tuiles et fait pleuvoir du maïs, les comédiens-jongleurs s’attaquent désormais à un sommet de complexité : le drap blanc. Entre leurs mains, le textile prend vie, s’étire, s’offusque ou devient paysage. On croise des fantômes de salon, des horizons domestiques et des tempêtes de coton, mais pas besoin de mode d’emploi : la compagnie préfère les tableaux mouvants et l’humour absurde pour fissurer notre quotidien. Intemporel, onirique, et franchement secoué !
Cinq jongleurs, des milliers d’objets et zéro limite. Le G. Bistaki, c’est le cirque qui n’en fait qu’à sa tête depuis 2006. Du bitume des ville à la boue des champs, ils transforment le réel en espace d’expérimentation où l’absurde n’attend personne. Jonglage ? Oui, mais version punk. Danse ? Ok, mais en prise directe avec le paysage. Entre théâtre déjanté et chorégraphies hypnotiques, ils habillent le monde de fantastique. Ne cherchez pas à comprendre : traversez l’expérience.